dimanche 25 juin 2017

Le chapelet, compte rendu du livre « Chaos, l’apparence du hasard » de Martin Joyal, Vue d’ensemble des systèmes (7), Le système Reymond (vingt-troisième partie).


Patrick Reymond.

Pour moi, un des livres qui décrit au mieux les possibilités des chapelets d’une façon analytique est l’ouvrage d’un prestidigitateur de langue anglaise Martin Joyal, Chaos, l’apparence du hasard paru en France en 2010 (il est sorti en anglais sous le titre The Six-Hour Memorized Deck en 1997).

D’abord pour distinguer les différents chapelets existants, l’auteur nous propose une terminologie précise. Il les divise en « arrangements » (traités dans le chapitre 2), « systèmes » (présentés dans le chapitre 3) et « jeux mémorisés » (dont le chapitre 4 donne une vue d’ensemble : neuf jeux vus en détail qui correspondent à ce que nous appelons les jeux apériodiques).

J’ai déjà traité dans les articles précédents de 7 des 18 systèmes : système du jeu neuf, des valeurs groupées, Si Stebbins et « huit rois », Stanyon, Cornelius, Osterlind et je vais traiter un huitième, le système Reymond. Ceux qui voudront connaître les dix autres systèmes achèteront le livre qui est un trésor. Je vous donne leur nom : Joseph, jeu préarrangé Esscce, Harding, Jack, Boudreau, système sans mémoire, Lusthaus, le jeu mémoire, Wild, Richard.

Je vais donc aborder maintenant un dernier système, le système Reymond.

LE SYSTEME REYMOND

C'est en 1995 qu'apparaît le système Reymond, une idée de génie de Patrick Reymond, un magicien québécois. Son chapelet a d'abord été décrit dans Notes de Conférences (1995). Son ami Vincent Godbout est crédité de sa contribution dans l'élaboration du chapelet. L'inspiration de Reymond a été déclenchée par un des tours de Leo Boudreau. Il s'agit indubitablement de « Linked Estimates », publié dans Skullduggery  (1989, p. 98).

C'est un système séquentiel ayant beaucoup de caractéristiques d'un système ordonné. Il possède l’ensemble des 9 caractéristiques que Martin Joyal explique que l’on doit pouvoir trouver dans un système séquentiel et des 11 caractéristiques que l’on doit trouver dans un système ordonné. Les calculs nécessaires sont toutefois plus complexes que ceux du chapelet Si Stebbins. La relation entre rang et carte et celle entre carte et rang sont toutes les deux possibles. De tous les systèmes présentés dans ces articles, c'est le seul qui offre la caractéristique du jeu miroir (palindrome de couleurs opposées). Il commence par le 5 de pique et finit par le 5de cœur, la deuxième carte est le valet de carreau, l’avant-dernière, le valet de trèfle. 

Le système Reymond est fait en réalité de quatre groupes de cartes.

5P, VK, DT, 2C, 8P, 10K, RT, DC, VP, 9K, AT,
 9C, AP, 8K, 2T, 6C, 4P, 7K, 3T, 3C, 7P, 6K, 4T, RC, 10P, 5K,
 5T, 10C, RP, 4K, 6T, 7C, 3P, 3K, 7T, 4C, 6P, 2K, 8T, AC, 9P,
AK, 9T, VC, DP, RK, 10T, 8C, 2P, DK, VT, 5C.

Je vous présente quelques propriétés spécifiques de base du système :

1) Les couleurs sont dans l'ordre cyclique P, K, T, C (ceci donne entre autres une alternance rouge-noir).

2) Les piques et les trèfles forment respectivement deux suites croissantes (piques d'incrément 3 et trèfles d'incrément 1) : 5 P, 8 P, VP, etc. et DT, RT, AT, etc.

3) Les cœurs et les carreaux forment respectivement deux suites décroissantes (cœurs d'incrément -3 et carreaux d'incrément -1) : 2C, DC, 9C, etc. et VK, 10 K, 9K, etc.

4) Les cœurs et les piques placés côte à côte forment toujours un total de 10.
Exemple : 2C - 8P : 2 + 8 = 10.

5) Il en est de même pour les carreaux et les trèfles .Exemple : 9K - AT : 9 + 1 = 10

Dans un prochain article, je vous expliquerai comment, dans le système Reymond, on devine l’identité d’une carte à partie de celle qui la précède (formules mathématiques) et on trouve une carte dont on a seulement la position (aussi formules mathématiques).


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

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